La santé

Présentation


1) Système de soins

Chaque province possède un Centre Hospitalier de Référence, ici le Centre Hospitalier de Référence Provincial (CHRP) de Fianarantsoa.

Chaque district possède un Centre Hospitalier de District (CHD). Nous avons pu voir celui d’Ambohimahasoa.

Les communes possèdent chacune un Centre de Santé de Base (CSB) ; de niveau II si il y a présence d’un médecin (CSB II), de niveau I si le CSB est tenu par un paramédical (CSB I). Dans le district d’Ambohimahasoa, composé de 18 communes, nous avons pu voir les CSB II de Camp Robin, Vohiposa et Ambohimahasoa.

Dans chaque fokontany se trouve un (ou 2) agent communautaire, chargé d’être le relais du médecin dans son village. Il informe sur les différentes campagnes de prévention ou de sensibilisation par exemple, évalue l’impact de ces campagnes (par exemple « promotion de la construction et de l’utilisation des latrines »). Il n’a pas les compétences de remplacer un médecin, ni de faire des premiers soins, et ne peut que renvoyer le malade vers le médecin si un problème se pose.
Ces agents communautaires sont formés par les responsables des CSB, et leur font régulièrement des rapports.

Nous avons pu constater la bonne organisation de ces relations et de ces formations, et nous ne pensons pas pouvoir apporter quelque chose de plus. (une formation des agents communautaires aux premiers secours, ou des réflexes à avoir ?)
Dans chaque fokontany se trouvent également plusieurs matrones, qui pratiquent encore beaucoup d’accouchements, de manière totalement « non officielle ». Elles pratiquent encore certaines méthodes traditionnelles parfois dangereuses (manipulation du fœtus, administration de potions censées faciliter l’accouchement…), et ne bénéficient d’aucune formation particulière. Elles ne font notamment aucune démarche administrative de déclaration des naissances…

Une sensibilisation des matrones sur leurs méthodes nous parait difficile, vu leur attachement à des pratiques transmises de génération ou génération…

 

2) Différentes pathologies

Les maladies endémiques sont : le paludisme, la bilharziose, la tuberculose ou encore la lèpre.
Le SIDA serait d’après les dires quasiment « absent ». Les médecins de l’hôpital de Fianarantsoa disent par exemple qu’il n’y a pour l’instant eu aucun sidéen d’hospitalisé. Il serait plus juste de penser que le dépistage n’est jamais pratiqué, et que la population, volontairement ou non, n’est pas au fait de la réalité…

Les priorité du gouvernement sont autres : par exemple le Programme National de Lutte contre la Tuberculose et la Lèpre (grande campagne de sensibilisation, intégration des tuberculeux au reste des malades, médicaments gratuits etc.)

3) Le planning familial

Le gouvernement a lancé une grande campagne de sensibilisation sur le planning familial, prônant que « 2 enfants c’est bien ». Avec moins d’enfants on peut mieux s’en occuper et ils sont plus heureux.
Différentes méthodes sont proposées :

-> Stérilet

-> Pilule (la pilule n’est délivrée que pour 1 mois, de peur que la femme revende ses pilules… A chaque consultation, la femme doit prouver qu’elle a bien ses règles pour pouvoir recevoir sa « ration »)

-> Injections trimestrielles de progestérone

-> Préservatifs

-> Chirurgie

La pilule et les injections sont le plus souvent choisies. Mais au jour d’aujourd’hui, seul 10% des femmes prennent une contraception…

Actions concrètes


1) L’hopital d’Ambohimahasoa

    Durant l’été 2005, l’équipe de l’ADAH a été mis en contact avec le Dr Ruphin RANDRIANIRALMY , médecin inspecteur du district d’Ambohimahasoa.
  
    Les différents membres de l’association ont pu effectuer un stage de quelques jours avec les Dr Nivo et Helinsoa, médecins à la maternité du centre hospitalier de District niveau 1.
    Cet hôpital, situé à une soixantaine de kilomètres de Fianarantsoa en allant vers la capitale compte 3 médecins et 6 salles de soin ( maternité, médecine, dentisterie, laboratoire, centre d’hébergement pour les tuberculeux et une salle de triage)

Plusieurs projets ont été envisagés :

-> Rénovation et réhabilitation des conduites du système d’alimentation en eau courante du CHD.

-> Réfection du bâtiment des Tuberculeux

-> Besoin de matériel médical (échographie etmatériel de réanimation néo-natale) .

De plus, les DR Nivo et Helisoa nous ont exprimé leur souhait de créer une salle de néo-natalité.

a) Réhabilitation du circuit d’eau

    Cette année, nous souhaitions réhabiliter les conduites en eau courante, projet qui nous semblait le plus urgent pour cet hôpital. Nous sommes allés à l’hôpital rencontrer le Dr Ruphin ; il a pu installer cette année un réservoir de 10 m3 avec le système de purification de l’eau, ce qui leur permet d’avoir de l’eau potable, apportée par seaux dans les différents services.
    Un gros problème se pose cependant : l’eau est captée d’une source, canalisée jusqu’au château d’eau derrière l’hôpital mais en période de sécheresse comme cette année, l’eau est détournée par les paysans qui irriguent leurs rizières.
    Pour solutionner ce problème, les conduites d’alimentation du château d’eau doivent être réhabilités par un système de plomberie en PVC. Nous avons fait faire un devis du projet qui a été estimé à 4613 Euros par une entreprise en travaux publics.

     Cet été, à notre arrivée, nous allons ré estimer le cout du projet, en fonction des aménagements qui ont pu être réalisés durant cette année. Les médecins de l’hôpital se sont déjà engagés à recevoir les étudiants en médecine qui partiront cet été afin de réaliser un stage dans la maternité. En aidant aux soins dans l’hôpital, ce séjour sera la meilleure façon d’estimé les besoins.

b) Poursuite de l’installation d’une salle de néo natalité

Le deuxième projet débuté cet été est l’aménagement d’une salle de premier soins pour les nouveaux nés.
    En effet environ 30 à 40 naissances ont lieu tous les mois à la maternité dans une minuscule salle d’accouchement avec 2 tables (voir photo). Parfois, lorsqu’il y a 3 accouchements en même temps, une femme accouche sur le so. La proportion de mort-nés présentant une asphyxie néo-natale est démesurée. Certains ne peuvent être réanimés, faute de matériel. Nous avons donc trouver judicieux d’installer en premier lieu un système d’oxygénation.
    Le matériel acheté directement à la SOAM (Société d’Oxygène et d’Acétylène de Madagascar) a été installé en maternité mais pourra grâce au porte chariot être utilisé pour les urgences dans les autres services (il n’y avait aucune bouteille pour tout l’hôpital).

Le personnel médical a suivi une formation pour l’utilisation de ce matériel peu après son installation.

    Nous souhaitons poursuivre l’aménagement de cette salle de néo natalité à coté de la salle d’accouchement. Selon les moyens que nous aurons cet été nous pourrons équiper l’hôpital de nouveau matériel (1 couveuse, 1 table de réanimation bébé, 1 barboteuse, 1 ballon de ventilation avec masque…).

Voir les photos 2005

2) CSB de Sahambavy

    Ce petit centre se santé est situé dans le village de Sahambavy de l’autre côté du lac par rapport au collège. Il est sous la direction du Dr Soafara et comprend une salle de consultation en forme de petit couloir, une salle d’accouchement avec une maternité de 4 lits, une salle de vaccination et une salle d’hospitalisation avec 3 lits. Mme le Dr Soafara est aidée de Mme Suzanne, aide sanitaire et Mme Rose de Lima, servante.    Une quarantaine d’enfants naissent chaque mois dans ce centre, ce qui est énorme pour une si petite structure.

Pour le Dr Soafara, l’urgence est de construire un hangar devant le centre pour abriter les patients souvent très nombreux pendant les consultations.
    Nous pensons aussi qu’une rénovation de la maternité et de la salle d’accouchement ne serait pas un luxe, vu l’insalubrité qui y régnait.
    Nous pourrons cette année demander des devis par l’intermédiaire de Gérard pour réaliser l’été prochain un ou plusieurs projets de rénovation  de ce CSB.

    Actuellement, un système de mutuelle se met en place sous forme de grenier communautaire : pour chaque famille, 35000 Fmg, soit un peu moins de 3 Euros sont récoltés. Le premier acompte a eu lieu le 31 janvier 2006.

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