L'éducation

Présentation


Il y a à Madagascar 47 % d’analphabétisme en moyenne, mais les pourcentages augmentent dans les zones rurales.  41 % des enfants en zones urbaines et 56 % des enfants en zone rurale ne sont pas scolarisés ; et 40 % des enfants scolarisés ne finissent pas le cycle de l’école primaire et une bonne partie ne fréquente pas les cours car aident leurs parents aux champs. Madagascar possède un des taux de redoublement et d’abandon les plus élevé au monde.
Toutefois, contrairement à beaucoup de PVD, le taux de scolarisation des filles est sensiblement le même que celui des garçons.
Le français n’est plus langue officielle, mais la plupart des cours sont fait en français (quasi tous au lycée et à l’université), langue que les jeunes malgaches ne maîtrisent pas toujours, car elle n’est pas leur langue maternelle. Depuis 2003, les  autorités ont décidé d’introduire l’anglais dans certaines écoles publiques, ce qui ne facilite pas leur apprentissage.

Nous avons pu voir que l’éducation, qui est la base du développement d’un pays est grandement défaillante. Des enfants ne pouvant pas payer les frais d’écolage ou obligés de travailler aux champs avec leurs parents, des conditions d’enseignements déplorable (écoles détruites ou endommagées par les cyclones, enseignants mal payés), un système public ruiné, etc. La qualité de l’enseignement s’en ressent.

Chaque commune doit officiellement avoir un Centre d’Enseignement Général (CEG) (=collège, établissement du secondaire) ; ainsi qu’au moins une Ecole Primaire Publique (EPP) par fokontany.

Les malgaches touchent en moyenne 22€ par mois. Un livre de classe coûte en moyenne 3€… 6% des dépenses d’un ménage vont à l’écolage, scolariser ses enfants est un sacrifice pour parents.

Les objectifs du ministère

Depuis 1989 existe le PNAE : programme national d’amélioration de l’éducation. Ses objectifs :

    • amélioration de la qualité de l’enseignement
    • maîtrise de la gestion de flux
    • contrôle des coûts et financement
    • amélioration de la gestion du système d’éducation et de formation professionnelle
    • réorganisation de la formation professionnelle
    • mise en place d’une formation post-secondaire efficace

1995 : loi du 13 mars 1995 sur l’éducation et la formation. Objectifs :

    • continuité maternelle/primaire
    • partenariat entre Etat, collectivités locales, communautés et écoles privées
    • orientation de l’enseignement vers l’emploi, et de l’enseignement supérieur vers les professions.

La réforme de l’enseignement primaire a double objectif : l’insertion dans la vie active, et la poursuite des études secondaires.
Le programme visait pour le primaire un taux de scolarisation de 70 % en l’an 2000, une augmentation de 1% par an de 95 à 2000 des élèves des collèges, de 0,5 % pour les lycées.

Les efforts du ministère sont concentrés dans :

    • la lutte contre la déscolarisation
    • le renforcement de la formation initiale et continue des enseignants
    • la formation initiale des corps d’encadrement pédagogique
    • la formation du personnel administratif
    • la réalisation des écoles
    • la dotation en équipement et en matériel pédagogiques et didactiques des écoles
    • l’amélioration des systèmes d’information et de communication

D’après le budget de l’Etat, 3% du PIB national est consacré au ministère de l’enseignement de base et secondaire (MINESEB), et 1% pour l’enseignement supérieur

L’école est normalement obligatoire de 6 à 14 ans.
Les actions du gouvernement : prise en charge des droits d’inscription en primaire dans le secteur public, fourniture de kits scolaire aux enfants.

Programme Conjoint Madagascar du Système des Nations Unies (mis en place en 2001)

    • DIJE (développement intégral du jeune enfant) : prend en charge les enfants de moins de 6 ans et ceux qui s’en occupent
    • DESCOL : initie les jeunes déscolarisés à un métier en milieu urbain
    • ASAMA (action scolaire d’appoint pour malgacle adolescent) donne aux malgache de plus de 10 ans jamais scolarisés ou déscolarisés, une formation de 10 mois leur permettant d’assimiler l’essentiel du programme et de se présenter au CEPE (entrée au collège)

Pour 2005-2009 le PCMSNU vise l’alphabétisation et l’éducation des adultes.

Actions concrètes


1) Le collège EPIS

Présentation du collège en 2005 (avant la mission)

A 25 km de Fianarantsoa, autour de la commune de Sahambavy, quelques professeurs voyant « leurs enfants » abandonner les études faute de place dans le collège public, ont décider de s’associer sous le nom d’EPIS afin d’enseigner à un maximum de ces élèves. L’association EPIS a fait appel à l’ADAH pour créer ensemble un collège pour tous ces enfants des alentours de Sahambavy.

Bibliotèque

Classe de 6ème

Salle de cours

L'association EPIS

« Enseignants pour la Promotion Intellectuelle de Sahambavy » est une association apolitique et laïque amie de l’association AME, engagée dans toutes les questions sociales de la région, notamment l’enseignement (apport matériel et financier) et la santé (faciliter l’accès aux soins et aux médicaments, transport de malades à l’état grave). L’association est composée d’enseignants, de médecins, de commerçants d’agriculteurs, d’éleveurs… Nos contacts sont : Mr Gérard, président d’honneur (C/R Sahambavy, Fianarantsoa II), sa femme Thérèse ainsi que Cendrine Lambert, infirmière expatriée membre de l’association.

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Le collège EPIS

Le collège E.P.I.S. se situe dans la commune de Sahambavy, dans le district de Fianarantsoa II ( à environ 20 km ). C’est un collège privé, les cours y sont dispensés en français. Il a ouvert en septembre 2004 sur le seul apport financier des 9 enseignants, qui sont ainsi quasi bénévoles. Ils sont actuellement payés 150 000 Fmg, soit bien en dessous du SMIC malgache. Cet argent provient seulement des frais d’écolage des enfants. L’ouverture a été encouragée financièrement et matériellement par la commune, la SIDEXAM (entreprise de thé), Le Lac Hôtel, des ONG, le CSB, des fonctionnaires et les commerçants.

La situation en 2005

Le nombre d’écoles primaires a récemment augmenté dans la commune passant à 7 EPP (Ecoles Primaires Publiques) et 13 écoles primaires privées, mais la commune ne possédait toujours qu’un seul collège d’Enseignement Général Public à 5km de Sahambavy qui n’accueille que 60 nouveaux 6èmes par an pour 400 candidats à la rentrée.
A la sortie de la classe de 7ème, les enfants passent le CEPE (Certificat d’Etude Primaire Elémentaire) pour accéder à l’enseignement secondaire.
En fin de compte, 340 élèves étaient contraints d’abandonner les études, faute de place dans le collège public. Les enfants restaient chez eux pour aider leurs parents aux champs car les frais d’écolage sont trop élevés. Le collège E.P.I.S. les accepte quand même et fait le maximum pour donner une éducation aux enfants, ce qui est le plus important pour les professeurs.
Avant notre arrivée, le collège se composait de 3 salles :

      1. une salle de 6 mètres sur 2,5 mètres accueillant une classe de 6ème de 79 élèves
      2. une salle pour la classe de 5ème composée de 25 élèves
      3. une bibliothèque

Les classes de 4ème et 3ème n’ont pas encore pu ouvrir : les enfants étaient refusés faute de place.

Notre action sur place en 2005

Notre projet, en accord avec les souhaits du collège, fut de réhabiliter le 1er bâtiment de 8 mètres sur 8 (c’est-à-dire un agrandissement de la salle de 6ème en cassant le mur qui séparait la salle en deux)
Dans le même temps, Gérard, notre contact principal, a cherché une solution alternative pour permettre l’accueil des 5ème, 4ème et 3ème. Il a trouvé assez rapidement un grand local dans un lieu magnifique au bord d’un lac. Ce bâtiment appartient aux luthériens qui l’avaient construit il y a des années dans le but de faire une église au rez-de-chaussée. Le bâtiment est solide et couvert, il possède un premier étage permettant de faire 2 grandes salles.
Gérard a pu, avec l’association, négocier un bail gratuit pour 3 ans avec en contrepartie la finition des travaux sur le bâtiment qui était inachevé (portes et fenêtres, garde-corps au balcon, dallage et enduit, murs de séparation, latrines…)
L’argent que nous avons apporté a été déposé sur un compte à la TIAVO (banque locale) de Sahambavy. Une double signature de Gérard et du directeur d’E.P.I.S. a été mise en place afin d’empêcher les dérives.
Une première visite le 13 août 2005 a permis de rencontrer l’ensemble de l’équipe pédagogique et de lancer les travaux en anticipant un peu le déblocage financier.
Sur 2 semaines, les murs ont été élevés pour séparer les classes, les bancs et tables ont été fabriqués, le terrain débroussaillé et les latrines creusées.
Le jour de la rentrée, le 30 août, il y avait 220 élèves (il a même fallu stopper les inscriptions). Ils avaient tous leurs manuels scolaires, 3 cahiers et des stylos achetés par l’ADAH et ont pu s’asseoir dans leur nouvelle classe devant un tableau noir fraîchement repeint.

160 parents d’élèves se sont rendus à l’Assemblée générale d’E.P.I.S. le 28 octobre 2005. Les élèves sont répartis en 2 classes de 6ème, une classe de 5ème, et une classe de 4ème – 3ème. 9 professeurs assurent les cours presque gratuitement.

Actions menées en 2006

Durant les mois de juin et juillet 2006, un nouveau groupe de 6 étudiants dijonnais s’est rendu à Fianarantsoa, coaché durant l’année par les anciens pour toutes les démarches administratives…
 La mission d’exploration de 2005 a permis de constater les besoins locaux, de rencontrer l’association E.P.I.S. et de les aider à assurer la rentrée en août 2005. Ils nous ont ensuite fait parvenir un bilan ainsi qu’un projet d’agrandissement du collège avec construction d’une cantine scolaire.
Notre objectif général est de permettre au maximum d’enfants de la commune d’accéder à l’enseignement secondaire. En effet, l’éducation nous semble être la base du développement d’un pays, permettant par la suite d’avoir un métier, un revenu régulier, et ainsi un meilleur niveau de vie (éducation des enfants, accès aux soins de base, logement décent…)

a) Localisation d'un nouveau terrain

Le bail étant de 3 ans avec le bâtiment actuel, d’un commun accord, il a été décidé qu’il serait mieux de reconstruire un nouveau bâtiment sur un terrain qui appartiendrait à E.P.I.S.

Un terrain a été trouvé à l’entrée du village mais il n’est pas possible de l’acheter pour le moment. Il appartient aux voies de chemin de fer. Un bail de 90 ans a été conclu ; nous avons rencontré les responsables pour nous assurer que ce terrain ne sera pas revendu à une autre personne.

b) Des fondations à la pose de la 1er pierre

Les travaux ont été réalisés, comme l’année d’avant, par des ouvriers spécialisés de la commune, afin de favoriser l’économie et le travail local, et de garantir un bâtiment de qualité.
Les fondations pour un bâtiment composé de 2 salles de classe de 7,30m x 7m, réalisées par les parents d’élèves ont débuté début juin. La pose de la 1ère pierre a eu lieu le vendredi 23 juin en présence de l’association E.P.I.S., des parents d’élèves, de notre association, de l’adjoint au Maire du village et de Gérard et Thérèse.
Nous avons trouvé important que les parents d’élèves participent à la construction du collège de leurs enfants, d’une part pour l’économie réalisée mais surtout pour que ceux-ci se sentent impliqués dans le projet .

c) Suivi des travaux

A notre arrivée nous disposions financièrement de quoi construire 2 salles, avec 2 subventions encore en attente. Les 2 salles permetteront d’acceuillir 140 nouveaux 6èmes à la rentrée 2006. Durant notre séjour, nous avons fait des démarches auprès de fournisseurs de matériel.
Il s’est avéré que le distributeur de ciment HOLCIM, engagé dans les projets humanitaires a fait don d’une bonne partie des sacs de ciment nécessaires au projet, le ciment étant un des matériaux le plus cher. Nous avons aussi demandé à faire des économies sur la sous toiture (pas de pose de plafond, en effet ce n’est pas une urgence pour le moment). D’autres économies ont pu être faites grâce à Gérard en négociant les meilleurs prix.Avec les 2 autres subventions finalement acceptées et ces économies réalisées, deux salles de bureau pour le directeur et la secrétaire ainsi qu’une nouvelle salle de classe dans le prolongement du bâtiment ont pu être réalisés. 

d) Distribution de fournitures

Cette année, une autre partie de notre budget a été consacrée à l’achat du matériel scolaire (4 cahiers par enfant + stylos). En effet, la rentrée se passe pendant la période de soudure, au moment où les réserves en riz sont au plus bas, les parents n’ont alors pas de budget à consacrer à l’achat des fournitures. Gérard et sa femme Thérèse se sont chargés de l’achat et la distribution lors de la rentrée.

e) Projet d'une cantine

Nous souhaitons mettre en place une cantine scolaire. Pour cette année, nous avons laissé sur le compte de la TIAVO un budget pour financer l’achat de 2 yaourts par semaine et par élève, ce qui représenterait leurs seuls laitages de l’année. Gérard et Thérèse s’occuperons de la distribution des yaourts tout au long de l’année. 
 A plus long terme, il faudrait que cette cantine puisse assurer un repas équilibré pour chaque enfant en partie grâce aux dons de riz des parents. En effet, un grand nombre d’enfants parcoure entre 4 et 8 km pour venir au collège. Ils sont donc contraints de rester sur place le midi mais aucun repas n’est prévu pour eux.

L’association E.P.I.S. continue de chercher d’autres subventions au niveau local : don de riz par les parents, partenariat avec les entreprises locales (SIDEXAM : plantation de thé). Afin que nous ne soyons pas les seuls financeurs, tout le monde s’implique dans le projet, les parents d’élèves se sont aussi proposés pour la construction et la fabrication des briques.

Voir l'album photos 2006

Suivi, projets et objectifs à longs termes

Notre objectif à long terme est d’aboutir à l’autonomie du collège et son intégration dans le système éducatif national, afin que l’ADAH puisse se désengager progressivement du projet.
Pour cela, différentes options sont envisageables.

a) Reconnaissance par le ministère

La responsable de la circonscription scolaire, Mme Aurélie RAZAFINJATO, est déjà en contact avec le collège afin d’assurer sa reconnaissance par le ministère.

b) Jumelage avec le collège de Chevigny (France, Côte d'Or)

Un jumelage avec le collège de Chevigny Saint Sauveur est mis en place depuis l’année dernière. Il repose sur une correspondance écrite et échanges culturels entre les enfants des deux pays. Le collège de Chevigny organise diverses actions afin de récolter des fonds qui seront entièrement utilisés pour l’agrandissement du collège EPIS. L’ADAH a organisé une journée de jeux de rôle avec trois classes afin de sensibiliser les enfants aux disparités Nord/Sud (voir plus loin).

c) Recherche de partenaires pour la cantine scolaire

Nous avons rencontré cette année les membres d’une association de Madagascar : l’ONG Bel Avenir. Ceux-ci veulent mettre en place un projet EFL (Extrait Foliaire de Luzerne). C’est un complément nutritif comme la Spiruline mais beaucoup moins cher. Donner 2 grammes par jour par enfant leur évite les carences et permet une croissance plus harmonieuse.
     Cela pourrait être inclus dans notre projet de cantine scolaire pour le collège de Sahambavy. Bel Avenir peut donner l’EFL gratuitement, la seule chose qu’ils veulent en échange est un bilan tous les 2 mois qui donne, pour chaque enfant :

-> Le poids

-> La taille

-> L ’état des dents

d) Porjet de construction d'un collège agricole

Nous avons évalué cet été la possibilité de mettre en place un collège agricole, par exemple avec une formation par alternance. En effet, malgré la possibilité offerte aux enfants de suivre un enseignement secondaire, peu d’entre eux auront la possibilité d’aller ensuite au lycée, voire plus loin.
     Dans ce pays, 70% de la population travaille dans l’agriculture, et beaucoup de ces enfants seront amenés à prendre la suite de leurs parents. Malheureusement, beaucoup de jeunes quittent leurs villages en espérant faire fortune en ville et s’entassent dans des bidonvilles à la périphérie. L’agriculture étant la base du développement de ce pays, nous pensons qu’offrir une formation agricole spécifique à ces enfants permettra de limiter l’exode rural, et également d’améliorer la productivité à court et à long terme. En effet, les agriculteurs n’ont pour l’instant aucune formation particulière et la formation de leurs enfants leur permettra dans un premier temps d’appliquer leurs acquis dans l’exploitation familiale avant d’avoir la leur.

    Nous avons discuté de plusieurs projets envisagés par l’association EPIS, en rencontrant des agriculteurs spécialisés. Nous sommes en contact avec l’AFDI (Agriculteurs Français pour le Développement International) pour voir ce qui serait le plus réalisable et le plus rentable pour le collège EPIS. Le but est de s’orienter vers le modèle des maisons familiales rurales de France en l’adaptant à ce pays.

     Durant notre séjour nous avons pu discuter de plusieurs projets avec eux :

  1. Création d’un poulailler de poules pondeuses mais il y a le problème des vols de poules.
  2. Culture de riz ou de géranium (culture la plus rentable dans la région), mais le maire n’a pas encore trouvé de terrain proche du collège.
  3. Atelier bois : l’achat de matériel représente un trop gros coût pour le moment.

      Le premier projet porteur est la mise en place d’un grenier collectif : cela a été ébauché l’année dernière, et commence à se mettre en place. Les parents d’élèves font des dons de riz au moment des récoltes, quand le cours en est bas. Le riz est revendu à la période de soudure, à prix quasi doublé. Cet argent servira à compléter les écolages pour le salaire des professeurs.

     Pour tous ces projets, nous sommes en relation avec l’AFDI, leur équipe de Côte d’Or agissant justement dans la région de Fianarantsoa .

e) Les kermesses

     Depuis ses débuts et chaque année, le collège EPIS organise une kermesse afin de réunir parents d’élèves, professeurs, autorités locales et tous les élèves ainsi que ceux qui ont aidés à la création du collège. L’objectif de cette manifestation est de récolter de l’argent pour les salaires des professeurs. Il faut savoir que les écolages sont les mêmes qu’au collège public, or le collège EPIS ne perçoit aucun financement de l’état, il faut donc qu’il se subvienne à lui même.
    Cette kermesse permet donc de récolter des dons de toute sorte, mais surtout de riz ; celui ci est ensuite revendu à prix fort pendant la période de soudure pour compléter les écolages.

 

 

2) Ecole d’Amby

Nous avons pu contacter Mme Aurélie, responsable de la Circonscription Scolaire de Fianarantsoa II , pour réévaluer les différents projets envisagés l’année dernière.
    Parmis ces projets, celui de l’école d’Amby dont nous avions fait un devis l’année dernière pour reconstruire une école détruite par les cyclones il y quelques années.

    Nous sommes allé sur place, en présence de Mr Jean Marie Ramarolahy, assistant pédagogique de CISCO-F-II (Circonscription scolaire de Fianarantsoa) de l’adjoint au Maire d’Amby Mr Ratsimbazany Daniel et du Directeur de l’école Mr Rasolofondraibe Jean-Philippe.

    Actuellement, les 6e et 5e sont dans un bâtiment provisoire de la commune et pour la rentrée, ce sont 70 élèves admis au CEPE qui seront reçus en 6e. Une cinquantaine de 5e et 38 nouveaux 4e devront être accueillis dans un nouveau bâtiment qui était en construction lors du mois de juillet. Les murs, construits par des villageois maçons sont en brique en terre séchées de la même façon que le collège EPIS ; la toiture n’était pas encore montée, faute de moyens.     Le collège d’Amby a fait une demande d’aide au FID (fond d’intervention de développement) mais ils ne savent encore pas par quel moyen ils pourront construire un nouveau bâtiment à 2 classes pour les futurs 4e et 3e.

    Nous avons demandé un devis sur les mêmes bases que les collège de Sahambavy  . Nous déciderons de la priorité de ce projet pour l’été prochain. Ce collège a besoin d’un sérieux coup de main mais en comparaison avec un collège privé comme celui de Sahambavy, celui-ci est public et dispose de fonds de la CISCO

 

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